Alimentation et grossesse

Aliments interdits 
Pas d'alcool AVANT 
la grossesse !

Troubles digestifs 
Dix trucs contre 
les nausées matinales

Vie quotidienne 
Pourquoi j’ai envie 
de fraises ?

Vous consommez parfois un petit verre d'alcool toujours avec modération… Si vous décidez d'avoir un enfant, il va falloir changer cette habitude. Contrairement à ce que l'on croit, il ne suffit pas de s'arrêter pendant les neuf mois de grossesse, papa et maman sont priés de rester sobres quelques semaines avant la fécondation.

Au cours de la grossesse l'alcool traverse facilement la barrière placentaire. Les concentrations d'éthanol retrouvées dans le liquide amniotique peuvent ainsi atteindre des valeurs comparables à celles mesurées dans le sang maternel. Ce phénomène explique l’apparition du syndrome d’alcoolisme fœtale (SAF) chez certains enfants. Le SAF se caractérise par un retard de croissance, des malformations cranio-faciales et des déficiences mentale et motrice. Il est l’une des principales causes de malformations congénitales évitables en Occident. Entre les mises en garde constantes des spécialistes et les nombreuses campagnes de prévention, il est désormais admis que toute consommation d’alcool pendant la grossesse peut perturber le développement psychomoteur de l’enfant. Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'il faut y renoncer avant même la conception, dès qu'on a un projet d'enfant.

L’alcool réduit la fécondité

Une étude danoise* a montré que la consommation hebdomadaire de 10 verres d’alcool pendant la période où le couple désir concevoir un enfant augmente significativement le risque de fausse-couche. Un peu plus d'un verre par jour peut ainsi multiplier par 2 ou 3 le risque de fausse-couche, en comparaison avec le risque des femmes qui ne boivent pas. Si en revanche les 10 verres sont bus par le futur papa, ce même risque sera de 2 à 5 fois plus important chez leur femme que chez celles dont le conjoint ne trinque jamais.

Un autre effet de l'alcool est a redouter chez l'homme : une consommation non modérée d’alcool réduit la production de spermatozoïdes et altère leur mobilité. Puisque 2 à 3 mois sont nécessaires au développement d’un spermatozoïde, il est recommandé aux futurs parents de limiter les sorties bien arrosées et de bannir au maximum les excès au cours des 3 mois précédant la procréation.

Toutefois la nature étant encore une fois plus indulgente avec ces Messieurs, dès que la grossesse sera avérée, ils pourront de nouveau porter des toasts à la santé de leur femme !

L’alcool réduit aussi le succès des FIV

Dans le cadre d'une procréation médicalement assistée, l'alcool est là aussi nocif; même en consommation modérée. L’alcool absorbé par les femmes dans le cadre d’une fécondation in vitro (FIV), interagit avec le traitement médicamenteux en diminuant son efficacité. Ainsi, malgré la stimulation  chimique, les taux d’ovocytes produits (cellule sexuelle féminine) resteront souvent trop faibles et le chemin à parcourir pour aboutir à une fécondation réussie sera plus long et douloureux. En cas de FIV pour contourner une stérilité féminine il est donc fortement conseillé de stopper sa consommation d’alcool pendant la durée du traitement, et en cas de réussite, par la suite bien sûr!

Il faudra attendre l'arrivée de Bébé pour fêter cet heureux évènement au champagne !

Les nausées, vous connaissez depuis que vous êtes enceinte. Elles touchent la moitié des femmes dès les premières semaines de grossesse. Et parfois celles-ci peuvent réellement gâcher ces premiers moments de bonheur. Certains vous diront de prendre votre mal en patience, car elles disparaissent généralement à la fin du premier trimestre. Mais il existe aussi des trucs pour réduire leur intensité. 

Voici 10 règles d’or pour éviter les nausées liées à la grossesse…

1 - Du calme !
Si vous commencez à vous exciter à peine levée, que vous stressez et courez partout pour ne pas être retard au travail, vous augmentez les symptômes des nausées. En plus, le stress est mauvais pour le bébé ! Alors faites tout dans la sérénité et prenez votre temps, à commencer par le levé : tout doux pour sortir du lit !

2 - Mangez doucement et régulièrement.
Gare aux longues périodes sans rien dans le ventre. Prenez un vrai petit déjeuner, une collation à 11 h, un déjeuner, un goûter et un dîner (plus éventuellement un encas un peu avant de vous coucher). Le ventre vide est le meilleur moyen d’avoir des nausées. Et ne faites pas d'excès. Il vaut mieux faire de petits repas fractionnés.

3 - Faites un peu d’exercice quotidiennement. 
Si vous restez au lit toute la journée, vous risquez de favoriser la survenue de nausées. Trouvez des activités… sans vous bousculer !

4 - Evitez les odeurs trop fortes. 
Exit les fromages trop faits et les plats trop riches, les sauces épicées et les plats exotiques.

5 - Mettez le futur papa à contribution… 
Faire la cuisine ou le ménage sont des activités à haut risque… de nausées. Alors il serait temps que Monsieur s’investisse un peu plus !

6 - Prenez des féculents. 
Pâtes, riz, pain, céréales (complètes) vous apporterons de l’énergie sans vous soulever le coeur.

7 - Le potage, c'est plus sage. 
Optez également pour des soupes, idéal pour consommer des légumes et être rassasié sans nausée.

8 - Pas de remèdes de grands-mères.
Ne prenez pas de tisanes "anti-nausées" et autres compléments alimentaires ou remèdes de grands-mères sans en parler avec votre médecin. Celui-ci pourra vous prescrire des vitamines et parfois du Primpéran.

9 - Evitez les lieux enfumés.
Non seulement la cigarette risque de vous donner des nausées, mais en plus c’est très nocif pour votre futur bébé.

10 -  Gare à la pause café.
Evitez la caféine et notamment le café chaud. Certaines mamans préconisent d’ailleurs les boissons gazeuses pour limiter les nausées. A vous de juger.

Si les nausées sont vraiment handicapantes ou persistent au-delà du premier trimestre, il ne faut pas hésiter à en parler au médecin qui vous suit.

C'est bien connu, les femmes enceintes ont envie de fraises… ou à en croire les forums, de moutarde, de chocolat, de hamburgers… Et la liste est longue ! Bref, leurs goûts changent et elles réclament soudainement un met bien précis. S'agit-il de caprices ou de vrais besoins ? Comment les gérer ?

Depuis que vous êtes enceinte, des envies subites vous assaillent : choucroute, fruits rouges, ketchup…. Chacune ses obsessions et ses moyens pour les combler le plus rapidement possible ! Pourquoi tant de gourmandise et d'empressement ? Faut-il se contrôler ? Explications.

Envie des femmes enceintes : des causes multiples

Aucune étude scientifique n'explique précisément le phénomène des envies de la grossesse. Mais les médecins avancent plusieurs origines possibles :

  • Le bouleversement hormonal de la grossesse. "Les hormones de la grossesse provoquent un déséquilibre au niveau neurotransmetteur : les goûts changent et l'odorat se développe". D'ailleurs, l'attrait ou le dégoût pour un aliment en particulier (comme c'est souvent le cas du café) disparaît progressivement après la grossesse.
  • Les troubles digestifs. Les nausées mais aussi les remontées acides se calment lorsque l'on mange souvent (d'où l'urgence pressentie parfois) et surtout des aliments qui ne dégoûtent pas et accélèrent la digestion. C'est par exemple le cas des épices comme le poivre, les agrumes et tous les aliments vinaigrés : moutarde, cornichons... Les menus de fast-food possèdent aussi la particularité de se digérer très vite. D'où les fringales de cheeseburger à 22 h…
  • L'instinctothérapie. C'est-à-dire l'appétence naturelle des futures mamans pour les nutriments dont leur organisme aurait besoin. Exemples : la viande rouge en cas de carence en fer ou les laitages pour le calcium.
  • Le déséquilibre émotionnel. "La joie de devenir maman, l'attente mais aussi l'anxiété et la fatigue liées à cette nouvelle situation ou encore à l'accouchement peuvent engendrer le besoin de compenser et de se rebooster avec des aliments sucrés" reconnaît le spécialiste de l'alimentation du cerveau. Au-delà des fringales de pâtisseries et de chocolat, il arrive que les mamans se tournent vers des aliments réconforts et en particulier ceux de leur enfance : biscuits, glaces et autres bonbons.
  • Le ras-le-bol des régimes amincissants. Bien des femmes considèrent la grossesse comme une parenthèse, un moment où elles ont le droit et même le devoir de se lâcher. Pour une fois, elles craquent sans culpabilité devant la vitrine de la boulangerie.
  • L'envie de se faire du bien. C'est ce que les hommes appellent tendrement les "caprices des femmes enceintes". La grossesse n'étant pas toujours toute rose et les interdits pesant sur le moral (en particulier l'arret du tabac), certaines futures mamans se rencontrent sur les plaisirs de la table.

Des astuces pour limiter les dégâts

  • Conservez une alimentation variée et équilibrée malgré les écarts pour éviter les carences et les risques de troubles digestifs en cas d'aliments préférés acides ;
  • Pour les aliments gras et ou sucrés, cédez à la tentation de temps en temps, une fois par semaine par exemple. Le reste du temps, croquer dans un fruit ou boire un verre d'eau permettent de résister plus facilement et de limiter sa prise de poids ;
  • Inventez des recettes light en partant de vos envies. Exemple : le hamburger maison avec pain aux céréales, steak haché maigre, tomate, salade et sauce mayonnaise très allégée.

A noter enfin : les mamans qui ont succombé à leurs envies pendant la grossesse ne donnent pas plus naissance à des filles qu'à des garçons, à des bébés différents ou dotés de tâches sur la peau (angiome) comme le croyaient autrefois nos grands-mères ! En revanche, devenus adultes, leurs enfants auront peut-être un avis très tranché sur le plat favori que vous leur aurez servi pendant neuf mois…

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